samedi 28 juillet 2007

Les petits plats de mon père : sauté de porc chisiya mama



Mon père a "inventé" cette recette inspirée des saveurs du Nouveau Monde d'après un plat qu'il avait mangé au restaurant. J'ai eu l'occasion de la déguster il y a quelques jours. C'était la première fois que je goûtais au "Chisiya mama", c'est à dire au quinoa. "Chisiya mama" signifie "mère de tous les grains" en Quechua, la langue des Incas : voilà qui décrit bien la richesse nutritionnelle de cette céréale devenue presque courante dans nos assiettes en quête de nouveauté culinaire et de produits réputés diététiquement bénéfiques...

C'est une excellente recette pour cuisiner le porc. Il vaut mieux prendre de l'échine ou du filet mignon, la viande sera plus fondante et moelleuse. Si on aime le mélange sucré-salé, on sera comblé par la présence d'ananas et de pamplemousse. On boira un vin blanc pas trop sec, tel qu'un Pinot gris d'Alsace, avec ce plat.

Sauté de porc chisiya mama


Pour 4 personnes :
- 1 ananas (ordinaire, pas Victoria)
- 1 pamplemousse (ou 1 orange)
- 250g de quinoa (ici un mélange de blanc et de rouge)
- 500g de porc (échine par exemple)
- ½ poivron rouge
- ½ poivron vert
- 1 oignon doux moyen
- 2 c. à soupe de miel liquide
- 4 c. à soupe d'huile d'olive
- 1 petite boîte de maïs (ou 2 c. à soupe de maïs) (facultatif)
- 1 noix de beurre ½ sel
- sel, poivre, fleur de sel
- quelques feuilles de persil plat
- tabasco

1. Parer la viande, dégraisser largement et la couper en cubes de 2 cm environ. Mettre la viande à mariner avec le miel avec le tabasco et 1 c. à soupe d'huile d'olive pendant 2h minimum.
Correction apportée suite au commentaire du roi Bebryx, Ours de Pyrene (!)

2. Emincer très finement les poivrons et l'oignon. Les faire fondre à feu doux dans une poêle avec 1 c. à soupe d'huile. Ne pas laisser dorer. Réserver.

3. Eplucher le pamplemousse à vif et lever les suprêmes. Retirer la peau et les pépins et ne conserver que la pulpe. Réserver.

4. Mettre à bouillir 1 litre d'eau sans sel. Laver le quinoa à grande eau, l'égoutter puis le verser dans l'eau bouillante. Couvrir, baisser le feu et laisser cuire 12 à 15 minutes (surveiller). Saler légèrement 3 minutes avant la fin de la cuisson.

5. Pendant ce temps, faire sauter les morceaux de porc dans une sauteuse avec 2 c. à soupe d'huile d'olive. En fin de cuisson (la viande doit être bien dorée), ajouter quelques gouttes de tabasco le miel et bien mélanger. Garder au chaud.

6. Découper 4 tranches d'ananas d'environ 1,5 cm d'épaisseur. Prélever la pulpe en gardant bien les cercles de peau entiers. Découper la pulpe en morceaux en retirant le coeur ligneux. Faire sauter ananas et quartiers de pamplemousse dans une poêle avec le beurre.

7. Egoutter le quinoa, ajouter le maïs et le mélange poivrons-oignon. Poivrer au goût.

8. Dressage des assiettes : répartir le quinoa sur 4 assiettes dans les cercles de peau d'ananas, déposer au dessus les dés de viande et les quartiers d'ananas et de pamplemousse sautés. Parsemer de persil plat haché et d'un peu de fleur de sel. Décorer avec les feuilles du « plumeau » de l'ananas.

mercredi 25 juillet 2007

On se met au vert : cheesecake au thé matcha



Il y a un endroit que j'affectionne particulièrement à Paris, pour la nourriture comme pour l'esprit du lieu et la déco. C'est un resto-salon de thé taïwanais, Zenzoo. On y sert une cuisine asiatique aussi dépaysante que raffinée, un peu revisitée parfois, et notamment de délicieux dim sum à l'heure du thé. La clientèle de cet endroit grand comme un mouchoir de poche reste très largement taïwanaise, même si la part des Européens a beaucoup augmenté ces derniers temps. Il est de plus en plus difficile de trouver une place le midi, à moins de venir à 12h pétantes... Je ne devrais pas vous en faire la pub, car cela va aggraver le problème !

Ce salon de thé propose quelques gâteaux chinois et des pâtisseries à l'occidentale revues avec des ingrédients asiatiques ou exotiques, tels que thé vert, pâte de haricots rouges ou taro. Il y a quelques années, j'avais dégusté chez Zenzoo un cheesecake au thé vert tout vert, tout crémeux, délicieux. Depuis, l'idée de cuisiner un cheesecake au matcha m'avait tourmentée mais je n'étais jamais passée à l'acte : trop attachée à la version traditionnelle du cheesecake, c'est à dire au citron (jaune ou vert), éventuellement avec un peu de cannelle ou de vanille, mais toujours avec du citron !! J'hésitais à marier le citron et le matcha, craignant de dénaturer le goût du thé.

J'ai finalement mis mon plan "cheesecake au matcha" à exécution. Pour avoir un résultat très crémeux, j'ai utilisé un mélange de Vache qui rit et de ricotta. C'est la première fois que j'ai essayé un cheesecake avec de la Vache qui rit. D'habitude j'utilise plutôt du mascarpone. J'aime bien le Saint-Morêt ou le Philadelphia mais je trouve qu'ils ont tendance à devenir plâtreux si on les cuit un rien trop longtemps, ce qui n'est pas le cas du mascarpone. Et puis pour changer aussi, au lieu d'utiliser des biscuits pour la croûte, j'ai utilisé une pâte sablée maison.

Cheesecake au thé matcha


Ingrédients pour un petit cheesecake dans un moule à charnière à bords haut de 14 cm de diamètre (4 personnes) :

- 250g de pâte sablée
- 250g de ricotta
- 10 portions de Vache qui rit (ou de Kiri, ou 100g de mascarpone)
- 50g de sucre
- 2 oeufs
- le jus d'1/2 citron jaune
- 1 c. à soupe rase de thé vert en poudre (matcha) délayée dans 2 c. à soupe d'eau chaude (il ne doit pas y avoir de grumeaux).

1. Préchauffer le four à 120°. Etaler la pâte sablée dans le moule, la piquer, la remettre au réfrigérateur pour qu'elle reste ferme.

2. Battre les fromages pour les lisser, ajouter le matcha, les oeufs un par un, le sucre, le citron.

3. Verser cet appareil dans le moule et enfourner pour 40-45 minutes environ. Les bords doivent être pris mais le centre doit rester tremblotant.

4. Laisser le cheesecake dans le four éteint au moins 2 heures, puis laisser refroidir complètement à température ambiante avant de le glisser au frais.

Déguster le surlendemain, c'est bien meilleur... saupoudré d'un peu de matcha.


Verdict sur cet essai :

- le matcha donne un goût fin mais discret et une couleur amusante à ce cheesecake. J'adore !
- le citron ne gâche rien. A mon avis il ne faut pas s'en passer, le cheesecake serait un peu fade sans cette note acidulée. 
- question texture, c'est idéal : ultra soyeux et crémeux, ça se tient bien, sans doute grâce à la Vache qui rit.
- question goût, j'ai été gênée par l'association vache qui rit - sucre : cela fait un peu "lait concentré sucré". Peut-être faudrait-il mettre seulement 6 portions de vache qui rit et augmenter la quantité de ricotta, par exemple. Ou remplacer le fromage fondu par du mascarpone.
- côté pâte : la cuisson à basse température donne un résultat très blanc et fondant, mais qui manque de croquant, à mon goût. Je crois qu'il serait nécessaire de la précuire à blanc 10 minutes, comme je le fais d'ordinaire avec les biscuits, d'ailleurs.

Après ce gâteau vert, c'est moi qui vais me mettre quelques jours au vert du côté de Coulommiers, histoire de goûter d'autres cuisines que la mienne, de contempler un beau jardin fleuri et de travailler en vue du prochain congrès. A très bientôt...

samedi 21 juillet 2007

Rechute confiturière : abricots aux amandons

Ce n'est pas parce que je n'ai plus de mangues à me mettre sous la dent que mes envies de confitures diminuent. L'obsession persiste, bien au contraire. Les étals de fruits de saison me donnent envie d'enrichir les stocks faits à Dakar des saveurs estivales bien de chez nous.

J'ai succombé au charme d'une confiture d'abricots que ma mère a réalisée récemment d'après une recette du magazine Avantages - un magazine que je n'achète jamais, bien qu'on y trouve des fiches cuisines vraiment bien faites.

En fait cela fait très longtemps que je boycotte totalement la confiture d'abricots. J'ai en horreur celles du commerce. Pareil pour la fraise, d'ailleurs.

Je les ai boudées pendant des années, jamais jusqu'au jour où j'ai essayé d'en faire moi-même. Et je me suis aperçue que la confiture de fraises (ici et ) ou la confiture d'abricots, cela pouvait être fabuleux.

La recette aux abricots expérimentée par ma mère a la particularité d'utiliser les amandons ce qui lui donne un parfum d'amande amère tout à fait délicieux. J'ai gardé cette idée et fait ma propre version de la confiture en question.

Confiture d'abricots aux amandons 


- 1 kg d'oreillons d'abricots pas trop mûrs (c'est à dire le poids une fois qu'on a retiré les noyaux)
- 650g de sucre
- une douzaine de noyaux d'abricots

1. Porter à ébullition les fruits et le sucre + 10 cl d'eau. Retirer du feu, laisser macérer 8 heures à température ambiante.

2. Au bout de ce temps, casser les noyaux d'abricots, récupérer les amandons et les émonder soigneusement.
3. Egoutter les abricots, faire cuire d'abord le sirop tout seul, pendant 10 minutes, puis rajouter les fruits et les amandons. Faire cuire encore une dizaine de minutes jusqu'à ce que la confiture soit prise. Mettre en pots immédiatement, retourner les pots quelques instants, puis laisser refroidir.

Le parfum des amandons se diffuse peu à peu dans la confiture, il est donc conseillé d'attendre quelques semaines avant de consommer cette confiture.

jeudi 19 juillet 2007

Le syndrome de l'Afrique et des kumquats confits au sirop de combawa

Hier, avec ma plus vieille amie, nous avons fait un petit tour à la Grande Epicerie. Inévitable petite station devant le rayon fruits exotiques : je prends des kumquats et des bananes roses. Un commentaire fuse devant ce choix : « mais enfin, reviens parmi nous ! ». Pourtant je me suis retenue devant de jolies petites mangues du Mexique que je n'ai encore jamais goûtées !

Cette amie a raison. J'ai dû succomber au syndrome de l'Afrique. Moi qui n'ai pas particulièrement été conquise par les spécialités culinaires sénégalaises, je me suis émerveillée devant un restaurant dénommé « Teranga » (c'est à dire hospitalité en wolof) en passant rue des Saints-Pères. A la carte, la plupart des plats typiquement sénégalais : Thieboudienne (riz au poisson), Poulet yassa, Mafé (viande avec une sauce à l'arachide), etc.

Il y a même une entrée dénommée Soumbedioune. Tout un programme !! Ce nom résonne à vos oreilles comme une invitation au voyage ? A moins que vous n'ayez déjà visité Dakar, vous imaginez un paysage idyllique, la mer, les cocotiers, une chaleur torride ou de frais alizés, et bien sûr un magnifique coucher de soleil... ? Malheureusement ce n'est pas tout à fait cela, Soumbedioune. C'est une baie de la presqu'île dakaroise où les pêcheurs embarquent dans leurs jolies pirogues colorées.




Jusque-là tout va bien. Sur la photo, prise au petit matin, cela a l'air paradisiaque, ou presque (faut le voir de loin comme ici...).
On peut aller acheter son poisson à Soumbedioune, le soir au retour de la pêche. Sympa, évidemment. Le seul problème, c'est qu'il faut avoir l'estomac et le coeur bien accrochés. Ce coin de Dakar est sans doute l'un des plus puants, avec son voisin immédiat, Gueule tapée (un égout qui pour une fois n'est pas à ciel ouvert, d'où son nom... ce qui n'empêche en rien les émanations d'odeurs). On y respire un mélange unique de fragrances : poisson pourri, poisson séché, poubelles pas toutes fraîches, urine et déjections diverses. Mon homme a baptisé cette combinaison de parfums Soirs de Soumbedioune, parce que le soir vers 18h, quand tout cela a bien chauffé sous le soleil et pourri dans l'humidité, c'est redoutable...

Pour couronner le tout, Soumbedioune vit des heures difficiles. Depuis 1 an et quelques mois maintenant, la baie est un immense chantier. En projet : un tunnel dont la construction n'avance pas vraiment... La presse sénégalaise s'est emparée du sujet tout récemment. Un pêcheur a livré sa vision des choses. Tenez-vous bien, on quitte notre monde rationnel et productiviste pour quelques instants. Si le tunnel n'avance pas, c'est à cause de Leuk Daour Mbaye, le grand génie de la tribu des Lébous :

« Lorsque Leuk Daour Mbaye se fâche tout chamboule. Les câbles se coupent, les machines tombent en panne. À dire vrai, les travailleurs sont fatigués [ce qui signifie en français d'Afrique : ils en ont marre], mais ils ne savent pas comment le dire ». Et le pêcheur de poursuivre : « avant d’entreprendre les travaux, ils devaient négocier avec Leuk Daour et faire des sacrifices. Mais ils ne l’ont pas fait. C’est pourquoi Leuk Daour frappe fort ».

Comment faire face à ce problème ? Très simple, d'après les habitants du quartier : « On prépare un bœuf et on le lance dans les profondeurs de la mer, accompagné des pièces de monnaies et de lait caillé, pendant quatre jours ».

Ce n'est pas une blague du tout. Cet article est paru dans un quotidien tout à fait respectable, L'Observateur, le 10 juillet dernier...


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De retour dans la cuisine après cet après-midi à Saint-Germain des Prés (et après un détour par la Maison du chocolat...), j'ai décidé de confire les kumquats que j'avais achetés. Il est très utile d'avoir un pot de kumquats confits dans ses réserves. Ils agrémentent les salades de fruits ou décorent joliement un dessert présenté à l'assiette. Le sirop est délicieux dans les yaourts ou pour napper une tarte aux agrumes, ou encore (allongé d'eau) pour imbiber les biscuits d'un tiramisu ou d'une charlotte.

Kumquats confits au sirop de combawa




Le combawa s'accorde parfaitement avec les kumquats et apporte son parfum raffiné au sirop, mais si vous n'aimez pas ou que vous n'en trouvez pas, oubliez-le, il n'est pas nécessaire.
Ingrédients pour un petit pot :

- 250g de kumquats
- 250g de sucre
- 15 cl d'eau
- 4-5 feuilles de combawa surgelées ou fraîches (facultatif)

1. On lave et on sèche soigneusement les kumquats. On les perce de quelques trous à l'aide d'une fourchette pour qu'ils s'imbibent de sirop sans éclater à la cuisson. On les couvre de sucre, on ajoute les feuilles de combawa et on patiente une nuit.

2. Le lendemain on porte le tout à ébullition, puis on fait cuire environ 20 à 30 minutes à feu doux, jusqu'à ce que les fruits soient translucides et confits, le sirop légèrement ambré. On laisse refroidir dans la casserole (pour que les kumquats se gorgent de sirop) puis on stocke dans un pot ébouillanté et séché en veillant à ce que les fruits soient bien couverts de sirop.Ces kumquats se conservent plusieurs mois dans un endroit frais et sombre, ou au frigo.

Ces kumquats se conservent plusieurs mois dans un endroit frais et sec, ou bien au frigo.

mardi 17 juillet 2007

Dépaysement à Zurich et un sorbet aux mangues

Ce long week-end à Zurich m'a propulsée dans un monde diamètralement opposé à celui que je fréquentais il y a trois semaines à peine. Hormis pour la température, carrément africaine (l'humidité en moins). Tout ça à 4h30 de Paris à peine, grâce au TGV-Est. Sans décalage horaire, mais avec un gros décalage linguistique. Même les Allemands ont du mal à s'en sortir en Suisse alémanique. Pour ma part, il m'a fallu deux jours pour identifier la façon locale de dire bonjour (Gruezi).

Tout le monde sait que la Suisse est opulente (surtout quand on arrive de Dakar...), propre, les gens sont disciplinés (ce qui sonne comme un reproche dans la bouche d'un Français). Je ne vais pas vous faire un reportage photos à l'appui. La vieille ville est très coquette, maisons fraîchement repeintes, fenêtres débordant de géraniums, natürlich, ruelles pentues où se nichent quelques jolis coins de jardin, le lac plein de beaux bateaux, des boutiques d'antiquaires et des ateliers d'artisans, le tout sur fond de sommets enneigés. Bref, il n'y a pas que la Bahnofstrasse et ses enseignes de luxe, les Jaguars et autres voitures de collection qui déboulent au coin des avenues, les banques, etc.

Vous vous attendez sans doute à un couplet sur mes expériences gastronomiques. Mais je n'ai pas grand chose à raconter. Je me suis nourrie, et plutôt médiocrement. De toute façon, dans les colloques, on carbure principalement au café et au thé, ça permet de garder quelques récepteurs en activité, surtout à partir du 3e jour de conférences. Et les musicologues ne sont pas tous de grands gastronomes, loin s'en faut.

Portée par ma tendance asociale et une certaine désinvolture face au travail, je me suis pas mal échappée pour arpenter la ville, profiter du soleil ou me réfugier dans un endroit frais selon l'heure de la journée, avec comme en-cas une petite barquette de fruits frais. Une bonne idée que ces petites portions de pastèque, d'ananas, ou d'autres fruits, voilà un truc que je n'ai encore jamais vu en France, mais qui gagnerait à être développé, alors qu'on n'arrête pas de nous dire qu'il faut manger « 5 fruits et légumes » par jour.



Le marchand de fruits qui propose ces barquettes vend également des cocktails préparés à la demande ou presque, et des fruits de saison à la pièce ou au kilo, comme chez le primeur. Evidemment ces fruits prêts à consommer sont infiniment meilleurs que les salades vendues sous opercule dans nos enseignes de restauration rapide, car ils sont mûrs à point et sont débités au fil de la journée et non deux ou trois jours avant.

Grâce à ce marchand, qui est là de 9h du matin à 9h30 le soir environ, j'ai pu me régaler de morceaux d'ananas, de mangue, de brugnons, de pastèque, de melon, de cerises ou de raisin quand bon m'en semblait. Quelle bonne idée, comment n'y a-t-on pas pensé plus tôt ? Ces barquettes d'environ 250g sont vendues 4 CHF (soit environ 2,40 €) pendant la journée mais "soldées" en début de soirée à 2 CHF (1,20 €). Je trouve que même le "prix fort" n'est pas excessif (surtout pour la Suisse !!).



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Sorbet aux mangues


Pour continuer dans la veine fraîcheur, puisque Paris est encore sous le soleil, voici une recette de sorbet à la mangue (et oui encore des mangues !) ultra simple mais incroyablement bluffante. Sa texture est tellement agréable qu'on pourrait croire qu'il s'agit d'un sorbet fait par un professionnel : pas dur comme du béton, mais dense et velouté sous la langue, pas du tout cristallisé, avec juste ce qu'il faut d'acidité. Le tout sans stabilisateur ni glucose atomisé ni gélifiant... A vrai dire j'ai réalisé ce sorbet totalement au pif les premières fois, mais au fil du temps j'ai peaufiné la recette, et elle ne m'a jamais joué de mauvais tours.

- 600g de chair de mangue mûre à point, à température ambiante (pour que le sucre se dissolve rapidement)
- 100g de sucre
- 5 cl de jus d'orange sanguine ou de jus « trois agrumes » (type Tropicana...)
- ½ c. à café d'acide citrique ou le jus d'un demi citron jaune.

Le jus d'orange et l'acide citrique (ou le citron jaune) relèvent le goût un peu douceureux de la mangue. A Dakar je me servais d'acide citrique (que l'on trouve en poudre ou granulés) parce que je ne trouve pas toujours de citrons jaunes. Le citron vert est très bon aussi mais il est moins acide que le citron jaune. Son goût est plus marqué, donc immédiatement reconnaissable. C'est pourquoi je préfère utiliser de l'acide citrique plutôt que de mettre du citron vert dans le sorbet à la mangue.

On mixe le tout le plus finement possible. On fait prendre en sorbetière. On réfrigère 8 heures minimum avant de consommer.



La dernière fois que j'ai fait ce sorbet c'était juste avant mon départ de Dakar. Je l'avais servi avec un filet de caramel aux fruits de la passion, histoire d'apporter une note sucrée et fruitée supplémentaire. Le reste a dû être englouti depuis par mon homme, qui a dû ainsi se consoler de mon absence (ou plutôt : de l'absence de dessert au chocolat... ;-)))

A la place du jus d'orange, on peut mettre de la pulpe de fruits de la passion pour faire un sorbet mangue-passion, c'est tout aussi délicieux. Le maracuja apporte cette note acide qui manque à la mangue.

vendredi 13 juillet 2007

Un blogcolis, une omette à ma façon, et un week-end en Suisse

Hier j'ai fait partir un colis de douceurs sénégalaises... Destinataire top secret pour le moment.

Avant de vous abandonner à nouveau pour un long week-end à Zurich, je vous glisse une recette pas chic pas chère, faite de fonds de frigo mais joliment colorée et goûteuse. Il restait des poivrons grillés, des oeufs, quelques tranches de pancetta, du parmesan râpé, un reste de coulis de tomate dans le frigo. De quoi faire une petite omelette très sympa, une lointaine réinterprétation de la piperade.

Omelette à ma façon

1. Mélanger 2 oeufs (par personne) avec les poivrons coupés en morceaux (ainsi que le jus qui les accompagne) + un trait de coulis de tomate (au pif), un tour de moulin de 5 baies, une pincée de piment doux (j'aurais voulu mettre du piment d'Espelette mais il est dans la caisse maritime...), une petite gousse d'ail passée au presse-ail (facultatif si c'est un dîner en amoureux), 1 c. à soupe d'huile d'olive, 1 c. à soupe de parmesan. Je ne mets pas de sel, la pancetta est souvent très (trop) salée surtout celle que j'avais en stock, produit de base en emballage sous vide, et le parmesan est salé aussi.

2. Griller la pancetta découpée en morceaux dans 1 c. à soupe d'huile d'olive, à feu vif, jusqu'à ce qu'elle soit bien dorée et croustillante.

3. Verser le mélange oeufs-poivrons, cuire l'omelette à feu moyen jusqu'à ce que le dessous soit bien doré. Le dessus peut rester un peu baveux, c'est fonction de chacun (moi j'adore). Au moment de servir on peut parsemer de basilic frais ciselé.



Après ces journées grises et froides, la météo suisse va sembler torride : 30 à 35° en journée ! D'habitude quand je voyage dans les pays germaniques je tombe sur des périodes franchement maussades... L'année dernière fin août en Bavière, au bord du Danube, il ne faisait pas plus de 10° bien arrosés. Cette fois je vais pouvoir flâner au soleil et au bord du lac de Zurich, escalader les collines de la ville, faire du lèche-vitrines, entre deux conférences... voire à la place des conférences... C'est drôle mais sous ce soleil renaissant je me sens d'humeur à faire l'école buissonnière ; - ))

A très bientôt donc !

mercredi 11 juillet 2007

Tarte pistachine aux abricots

Pas de soleil, pas de chéri à mes côtés, plus de chez moi (notre futur appartement n'est libre que dans un mois, d'ici là il faut encore squatter chez les uns et les autres). Mais je ne vous oublie pas, puisque me revoilà.

Malgré une météo épouvantable, j'ai fait une petite promenade dans le quartier de Saint-Germain des Prés hier après-midi. Oh non, pas pour faire les soldes, la seule idée d'enfiler une paire de sandales ou d'essayer une petite robe légère m'enrhume.

Juste un petit tour là où on peut acheter (enfin !) des disques, cela nous a manqué à Dakar... Résultat de l'escapade : 4 disques choisis en moins de 10 minutes, dont un extraordinaire album de chants d'Alep interprétés par Sabri Moudallal.

Alep, la Syrie, je pense aussitôt à Damas et à l'incroyable production d'abricots qu'il y a dans cette région... C'est depuis que j'ai lu un article sur la question dans un magazine culinaire, Régal je crois, que j'associe Damas aux abricots....

Les abricots, justement, cela fait longtemps que je n'en ai pas mangé... Tiens, je vais m'en acheter et puis pour une fois je vais les cuisiner avec des pistaches, pour rester dans l'esprit moyen-oriental. Cela va me changer des mangues ! Je dois vous faire une confession : l'autre jour je n'ai pas pu résister à une mangue thaï, que j'ai achetée pour la comparer aux mangues africaines que je connais.... C'est grave, hein ? Je pourrais manger des cerises, des pêches, des abricots, tous ces fruits introuvables à Dakar et bien de chez nous, voire même des fraises, bien qu'il y en ait un peu au Sénégal, mais non, j'achète une mangue ! Et malheureusement elle était franchement insipide quoique mûre... Evidemment elle n'est pas arrivée par avion, celle-là, à la différence des fruits que j'ai rapportés dans mes valises. Bref, ça m'apprendra à faire la snob.

Revenons aux abricots, au moins ça pousse en France et c'est de saison. Je ne suis pas la première à avoir d'associer abricots et pistaches, bien que l'idée soit sortie de ma petite tête sans l'aide de revues ou de blogs culinaires... ce n'est qu'après que je me suis aperçue que tout le monde avait déjà tenté l'expérience.

Cela ne m'a pas détournée de mon envie pour autant. J'ai réalisé une "tarte pistachine aux abricots". Sur le principe de la tarte amandine comme vous aurez compris. Pour relever un peu la pistache, j'ai ajouté également quelques amandes des abricots de la tarte : on casse les noyaux, on récupère l'amande qu'on émonde soigneusement, et qui a cette petite amertume typique. Pas besoin d'aller acheter de l'"Amandin" de chez Vahiné ou de mettre de l'Amaretto ou de l'arôme, il suffit de garder ses noyaux d'abricot !

Bon, cette tarte est un délice !! Un vrai bonheur en vert et orange !



Avec ces proportions vous réaliserez deux petites tartes de 14 cm de diamètre (j'ai utilisé un mini moule à charnière, les bords sont droits et hauts, c'est parfait, et ça se démoule sans aucun problème).

Pour la pâte sablée :
- 250g de farine
- 125g de beurre (moitié doux, moitié 1/2 sel)
- 100g de sucre glace
- 1 oeuf
- 2 pincées de cannelle

Pour l'appareil :
- 500 g d'abricots juste mûrs mais fermes (garder une dizaine de noyaux)
- 120 g de sucre
- 20 cl de crème fleurette (surtout pas de la crème épaisse elle risquerait de cailler
- 1 oeuf
- 150g de pistaches non salées non grillées + 20g d'amandes d'abricots
- 10g de beurre

1. Préparer la pâte sablée. Mélanger la farine, la cannelle et le sucre glace. Ajouter le beurre coupé en petit dés. Sabler le mélange, puis lorsqu'il est assez homogène, faire une fontaine et casser l'oeuf au centre. Mélanger rapidement puis fraiser un peu la pâte pour l'homogénéiser. Ne pas trop pétrir, elle deviendrait élastique. Former une galette, envelopper de film alimentaire et mettre au congélateur 30 minutes.

2. Préchauffer le four à 180°. Laver et sécher rapidement les abricots, les ouvrir en deux, retirer les noyaux, en garder une dizaine. Couper chaque moitié d'abricot en deux ou trois dans le sens de la longueur.
3. Etaler la pâte sablée, en garnir une tourtière, piquer le fond, remettre au congélateur 30 minutes.

4. Casser les noyaux d'une dizaine d'abricots et récupérer les amandes, les peler, jusqu'à en obtenir 20g environ.



5. Réduire les pistaches et les amandes d'abricots mondées en poudre fine. Ajouter le sucre en poudre, l'oeuf, la crème fleurette.

6. Garnir le fond de la tarte d'un peu de crème à la pistache, ajouter les morceaux d'abricots côté peau vers le bas et terminer par le reste de crème.

7. Enfourner pour 30 à 40 minutes environ. Laisser tiédir puis démouler.

Laisser complètement refroidir avant de déguster, voire attendre le lendemain, la crème aux amandes sera moins humide et plus goûteuse.

P. S. : j'ai pas pu attendre... j'en ai mangé un bout alors qu'elle était encore tiède, mais c'est meilleur une fois refroidi, voire le lendemain.

vendredi 6 juillet 2007

Adieu au Sénégal, retour en France...

Atterrissage sans douceur hier matin : fini le Sénégal, retour à Paris pour quelques années.

Dans le couloir bien frais qui nous permet de passer de l'avion à l'aéroport, un adorable petit bonhomme blond qui faisait partie du lot de toubabs rapatriés s'écrie : "maman, elle est drôlement froide la clim' ici !" C'était juste la température extérieure...

J'arrive au contrôle de police, puis au contrôle de douane, un sourire cynique aux lèvres en pensant à la remarque du petit, mais l'esprit embrumé par une nuit trop courte. Après passage au "scanner" de mes valises, on m'annonce qu'on va les fouiller. Je sais bien ce qu'ils cherchent : la cocaïne, le Sénégal étant devenu une plaque tournante du trafic. Et je sais aussi que certains trucs de ma valise doivent les intriguer. Mais je suis une fille sage, moi, j'ai la conscience tranquille. Le douanier fouille consciencieusement. Il s'intéresse beaucoup à des sacs et des boîtes dans lesquels j'avais mis... des mangues (!!), et encore plus à mes boîtes de thé, surtout le matcha... C'est de la poudre, pas vrai ? Il fourre quasiment son nez dedans, mais mince alors, elle est pas blanche, mais verte ;-)) et elle sent l'épinard ;-))))) Heureusement qu'il n'avait pas de chien pour renifler tout ça, hein ? Voilà.

Un jour plus tard, toujours un peu déphasée, pas encore nostalgique, quoique... J'ai paradé longuement dans mon boubou flambant neuf, que je ne mettrai sans doute jamais hors de chez moi, et que j'ai fini par troquer contre un jean et un pull. Brrr, quel froid...

Fini le soleil éclatant, le ciel bleu azur, les couchers de soleils flamboyants. Adieu aux oiseaux qui peuplent le jardin et l'animent de leurs chants, rythmant le lever et le coucher du soleil.

Finies aussi les coupures d'électricité et d'eau, les pannes incessantes qui rendent le quotidien si... différent. Bye bye, circulation anarchique, odeurs pestilentielles, amoncellements d'ordures, "moucheries" (étals de viande ainsi rebaptisés par mon homme), chantiers et travaux qui défigurent la capitale sénégalaise (en attendant celle que le président projette de faire bâtir de toutes pièces....)


Adieu, épaves motorisées ou non, roulantes ou non, étalages de marchandises improvisés jusque sur le toit des voitures...

Adieu, élégant(e)s drapé(e)s ou moulé(e)s dans des boubous de wax ou de bazin colorés, petits talibés en guenilles venant mendier une pièce, femmes chargées d'enfants, de bassines, de paquets, faisant la lessive en pleine rue.


Adieu, "bana-bana", démarcheurs à domicile et livreurs en tout genre, adieu palabres qui durent des heures, marchandages permanents, pour le prix du kilo de patates comme celui d'un bel objet d'art.

Vous savez quoi ? Je suis passée chez Starbucks tout à l'heure (ne soupirez pas... je sais que c'est navrant !). J'ai trouvé un brin ridicules les hommes en costume-cravate et attaché-case, les parigotes-fashionistas en pleine opération soldes... Me serais-je aggravée dans le genre intello-bêcheuse ? Ou suis-je devenue une dadame BCBG version néo-coloniale ?

Bon je vais refaire une valise, demain je quitte la vie parisienne pour une parenthèse bourbonnaise, le temps d'un mariage germano-vichyssois : vrai de vrai ! Rassurez-vous, cette alliance n'est pas suspecte, les tourtereaux votent à gauche...

lundi 2 juillet 2007

Le baobab, ça se mange aussi !

L'arbre emblématique du Sénégal, le seul qui survit sans problème dans une végétation de plus en plus clairsemée, presque entièrement anéantie par les troupeaux et la nécessité de trouver du bois de chauffage, quand elle n'est pas déracinée et abattue pour construire des routes à quatre voies en plein centre ville...

Le baobab a une chance, c'est que son bois est inexploitable, cela l'a certainement préservé de la disparition. Son tronc est creux, spongieux et fibreux. On ne peut rien en faire. Ça ne brûle pas, ça ne peut pas servir en menuiserie. Jadis on y enterrait les griots (les troubadours locaux), "caste" interdite de cimetière comme l'étaient autrefois nos comédiens. Il y a, au Sénégal, des forêts de baobabs. Attention, ne croyez pas que ces forêts ressemblent d'une quelconque manière aux nôtres, hein ? C'est un peu moins vert et plus clairsemé que la forêt de Brocéliande, mais c'est beau et impressionnant, quand même...



Cet arbre étonnant et magnifique est loin d'être totalement inutile. Emblème du pays, il est partout, sur tous les insignes. Même sur Orange Sénégal ! Y a que les "footeux" qui ont préféré un autre symbole, le lion, pour leur équipe. Evidemment on comprend que le lion bondissant et rugissant soit plus à même de représenter ce sport qu'un baobab planté au même endroit depuis des siècles ;-))).

Même si il y a belle lurette qu'on n'a plus vu de lion dans ce pays, le braconnage étant un vrai problème y compris et surtout dans les réserves, puisqu'il n'y a que là qu'on trouve encore quelque gibier de grande taille. D'où le récent classement par l'UNESCO du parc du Niokolo-Koba comme "patrimoine en péril". Voyez ce site d'information qui pour une fois n'est pas la voix de son maître... L'article suscite d'ailleurs quelques débats sur le rôle des dirigeants et des fonctionnaires de ce pays.... Quant au lion, à part dans l'équipe de foot sénégalaise, on le trouve comme emblème d'un ordre qui est l'équivalent de notre Légion d'honneur... (toutes mes excuses pour le choc que peut provoquer cette juxtaposition entre foot et légion d'honneur ; mais comme vous savez on être dans la baballe favorise parfois l'accès à la rosette rouge, chez nous... ^^)


On ne peut plus manger de lion au Sénégal, mais on mange couramment du baobab. Enfin, on consomme le fruit et les feuilles. Le fruit (bouye) a une forme plus ou moins oblongue, l'écorce est veloutée et de couleur marron-vert. Il est très apprécié des singes, d'où son appellation de « pain de singe ». La fleur est très jolie mais je ne crois pas qu'on puisse la manger.

Si on ouvre le fruit (il faut le casser avec force) on trouve une grande quantité de petits dés blanchâtres d'allure un peu farineuse. Ils peuvent se consommer tels quels, leur goût est légèrement acidulé. Ils renferment chacun une petite graine noire. C'est ce que vous avez pu voir sur le billet précédent.


La devinette n'a d'ailleurs pas inspiré grand monde, mais Nadia de Paprikas avait la bonne réponse !! Bravo Nadia, tu m'épates une fois de plus !
Trempée dans de l'eau, la pulpe se ramollit, on peut facilement en extraire les petits noyaux noirs. On mixe et on mélange avec du jus d'ananas ou de corossol (parce que seul c'est un peu fadasse quand même), voire du lait concentré, on sucre selon le goût et cela donne le "jus de bouye", une boisson de couleur claire très indiquée en cas de problèmes digestifs : c'est l'immodium local, répétent les Sénégalais aux toubabs fraîchement débarqués de l'avion et vivant dans l'angoisse d'une débâcle "touristique" ;-))). On peut également faire de la gelée avec la pulpe de ce fruit, cela rappelle un peu la gelée de coing.

Les feuilles du baobab peuvent se consommer bouillies comme des épinards ou servir de fourrage au bétail. Séchées et pilées (« lalo »), elles servent à parfumer la semoule de mil (thiéré avec lalo). Elles ont un goût acidulé et légèrement astringent.


Ce petit précis pas du tout précis sur le baobab étant fait, je retourne à mes cartons... Dernière ligne droite, décollage à 1h jeudi 5 juillet !!


dimanche 1 juillet 2007

Et ça c'est quoi ?? Devinette

Retour de week-end au bord de la mer, sur la Petite côte. Week-end idyllique, le dernier pour moi dans ce pays, car je reprends l'avion jeudi.
L'océan commence à être très chaud, l'air reste tout à fait respirable, surtout le soir, beaucoup de vent encore, c'était un vrai bol d'oxygène. Nous avons rapporté encore 8 kg de mangues en tous genre, acquises plus pour le plaisir de voir tous ces étals colorés que par besoin... En fait c'est tout à fait déraisonnable d'avoir acheté toutes ces mangues car j'ai épuisé mon stock de pots à confitures !! Je suis condamnée à faire des glaces et des sorbets, maintenant... Hormis les 3h30 d'embouteillages au retour (3h30 pour parcourir 80 km...!), un parcours du combattant désormais habituel dans ce pays, c'était donc un beau week end.

En prévision de mon prochain (et dernier) billet en direct du Sénégal, je ne résiste pas à l'envie de vous poser une devinette exotique.

Qu'est ce que c'est que ça ?


Malgré les apparences, cela se mange, c'est même l'une des spécialités d'ici.

Que Salwa et ceux qui vivent ou ont vécu au Sénégal attendent un peu avant de donner la réponse, pour laisser les autres chercher ! Merci d'avance !