lundi 25 février 2008

On me tague ? Je contre-attaque : mini-brownies choco-tonka


C'est un lundi pas tout à fait comme les autres.

La journée a commencé par un jeûne obligatoire pour cause d'analyses biologiques. Perspective 
angoissante s'il en est : la piqûre, je m'en fiche, ce qui me chagrine, c'est de sortir de bon matin le ventre vide.

Comme par hasard, ce matin, je me réveille beaucoup trop tôt. Impossible de refermer l'oeil, l'estomac tiraille. Il est 5h, le labo n'ouvre qu'à 8h...

Pour distraire ma faim, je prépare un "Bento p'tit-déj'" :

- jus de pamplemousse frais
- un sandwich de pain complet au beurre salé et à la confiture d'abricots (home made, version Mum')
- un fromage blanc nature

Désolée, il faisait nuit, je n'ai pas pris de photos...

Il est 7h55, je suis au labo, il y a 14 personnes qui se sont pointées exactement juste avant l'ouverture, comme moi (enfin, juste avant moi).

Je tombe sur une infirmière brutale. Pas grave, j'en ai vu d'autres. 

Dans le bus aux trois-quarts vide (vive les vacances scolaires !), je dévore le casse-croûte de survie. Il fait frais et humide, le chauffeur n'a pas jugé bon d'allumer le chauffage, il y a même des vitres ouvertes vers le fond, j'ai froid mais je n'ose rien réclamer.

Vite, au bureau, dans la tour de verre, avec un thé chaud. J'enlève mon gilet, et là ô surprise, j'ai un superbe hématome qui a poussé au creux du coude, tout bombé, et ça me gêne pour taper sur mon clavier d'ordinateur.

La journée passe, je vaque à quelques trucs qui ne coûtent pas beaucoup d'énergie en songeant à ce que je vais vous raconter.

M'y voilà donc. Pour commencer, je vais vous déballer encore un peu de mon moi superficiel, puisque j'ai été taguée pour deux jeux différents, en fin de semaine dernière.

Le premier jeu consiste à énumérer dix associations de saveurs que l'on aime particulièrement. Allons-y, mais je vous préviens, il n'y a rien de plus classique :

1. Fromage blanc et crème de marrons
2. Ail, gingembre et coriandre
3. Mozzarella, basilic et huile d’olive
4. Pommes, caramel et beurre salé
5. Rhubarbe, fraise et gingembre confit
6. Cannelle, purée d'amandes et eau de fleurs d’oranger
7. Aubergines, cumin, coriandre et paprika
8. Griottes et lait d'amandes
9. Citron vert et lait de coco
10. Chocolat noir et fève tonka (comme dans la recette du jour)

Le second jeu consiste à mentionner six faits/habitudes personnels et sans importance. Virka et Aurélie, sachez que s'il y a quelque chose que je n'ai jamais su faire, c'est bien distinguer l'important de l'accessoire. Précisément quand il s'agit de ma petite personne.

Rappel des règles :
- mettre le lien de la personne qui vous a tagué(e)
- mettre le réglement du jeu sur votre blog
- mentionner 6 habitudes/tics/manies ou faits sans importance sur vous-même
- taguer 6 autres personnes en mettant un lien vers leur blog
- informer ces personnes directement sur leur blog

Résultat de mes élucubrations : 

1. Quand je vais dans un magasin de sport, je suis littéralement aimantée par le rayon danse. Et pourtant, cela fait plus de 10 ans que je n'ai pas chaussé une paire de pointes... 

2. Mes ex et mon Homme ont un point commun : ils portent un nom à consonance étrangère. Pas question de s'appeler Natalia Dupont... (pur hasard et non sélection raciale, rassurez-vous)
3. Sur mon bureau, il y a une petite figurine représentant Caliméro, un lourd cartable en bandoulière, la coquille gravée de racines carrées et de divisions improbables.

4. En ce moment, je suis accroc à un jeu nommé Bubble Breaker (qui est installé sur le téléphone de J.)

5. J’ai l’oreille absolue (c'est rare, ça suscite l'envie, mais ça ne sert à rien, parfois même c'est contreproductif). 

6. Hier, 24 février, c’était ma fête (saint Modeste). J'aurais préféré le 18 avril (saint Parfait) mais la date était déjà prise par J.

Mission accomplie, aux suivants svp ! Sans réfléchir et sans ordre de préséance :

Le cookie masqué, Tit', Gracianne, Grand chef, Patoumi, Céline-Marine

********

La recette de ce lundi pas comme les autres : de petites friandises au chocolat et à la fève tonka (cf. l'association de saveurs n°10 !). Inutile de vous dire que c'est à mourir de plaisir...


Mini-brownies choco-tonka



- 200g de chocolat noir à 70% de cacao
- 125g de beurre demi-sel
- 150g de cassonade
- 3 oeufs
- 70g de farine
- 1/2 fève tonka
- 1 pincée de cannelle
- du sirop de cacao (marque Terre Exotique) pour le glaçage (3 c. à soupe environ)

1. Préchauffer le four à 150°C. Beurrer et fariner un moule carré ou rectangulaire.
2. Faire fondre le chocolat au bain-marie. Dans une jatte, fouetter le beurre et la cassonade, ajouter les oeufs un par un, ajouter la cannelle et la 1/2 fève tonka finement râpée, puis la farine. Terminer par le chocolat fondu.

3. Verser l'appareil dans le moule et enfourner pour 30 minutes environ.
4. Laisser refroidir complètement, puis badigeonner le dessus de sirop de cacao, de manière à obtenir un glaçage très légèrement brillant.

5. Découper en petits carrés de 2 cm de côté. Déguster avec le café (ou sans, à toute heure...)

Rien ne vous empêche de faire de gros (maxi) brownies avec la même recette... Ils se gardent deux ou trois jours, mais pas plus, ensuite, ils sèchent... 

mardi 19 février 2008

Le poulet aux morilles de celle qui bosse à la BnF et trouve le Moyen Age très beau





Je sais, ce n'est pas terriblement parlant comme photo...

Comme tout blogueur, je suis parfois perplexe en découvrant comment certains internautes arrivent jusque chez moi.
La semaine passée, actualité oblige, quelqu'un est tombé sur les Casseroles en cherchant un "chant pour les amoureux". Pas de veine, je ne fais partie ni de ceux qui fêtent la saint Valentin, ni de ceux qui se positionnent farouchement contre, mais qui, en fin de compte, en parlent quand même.

D'autres mots-clés ressemblent à des avis de recherche. Si j'étais un peu parano, je croirais presque à une enquête policière. Depuis que j'ai avoué à deux collègues que je tenais un blog de cuisine (sans rien dire de plus), quelqu'un saisit régulièrement dans Google "je travaille à la BnF". Je veux bien croire que ce n'est qu'un hasard, mais tout de même...

Enfin, y en a un(e) qui, pas plus tard qu'avant-hier, a osé se pointer ici en tapant "vilain Moyen Âge". Qu'il (elle) fasse gaffe, ou je lui envoie l'Inquisition.
Je n'ai encore jamais trouvé "chanter (faux) comme une casserole", mais ça finira bien par arriver. Le pire est toujours sûr.




La recette du jour, c'est un poulet aux morilles. Ne dites pas que ce n'est pas la saison des morilles, ou que les morilles sont chères, car on en trouve de plus que correctes, surgelées, chez Monsieur Picard. Elles font parfaitement l'affaire dans ce genre de plat.

Evidemment si vous en trouvez des fraîches, c'est encore mieux. Mais bon, vous n'êtes pas obligés. Enfin, il y a aussi, pour ceux qui préfèrent, l'option morilles séchées. C'est tout aussi bon. Parfois plus goûteux. Mais cher quoi qu'il en soit, et on a toujours du mal à savoir d'où elles viennent réellement...

Pour quatre personnes :
- 4 belles cuisses de poulet fermier
- 2 sachets de morilles surgelées de chez Picard (environ 400g)
- 1 dl de vin blanc de Bourgogne, par exemple un Saint-Aubin : du bon, à maturité, ça change tout pour la sauce, et vous dégusterez le reste de la bouteille en accompagnement. Vous pouvez également utiliser du vin jaune si vous aimez.
- 2 échalotes
- sel, poivre du moulin
- 1 c. à soupe de fond de veau déshydraté délayé dans 1 litre d'eau chaude
- 4 c. à soupe de crème fraîche
- 25g de beurre + 1 c. à soupe d'huile neutre

1. Faites revenir les cuisses de poulet dans une sauteuse, avec l'huile et le beurre, jusqu'à ce qu'elles soient dorées sur toutes les faces. Retirez les morceaux de viande, jetez la graisse.
2. Remettez les morceaux de viande dans la sauteuse, ajoutez le bouillon fait à partir du fond de veau, laissez mijoter 40 minutes environ, jusqu'à ce que les morceaux soient bien tendres.

3. Pendant ce temps, laissez décongeler les morilles sur du papier absorbant.
4. Quelques minutes avant la fin de la cuisson du poulet, faites réduire à sec l'échalote finement hachée avec le vin blanc. Lorsque le poulet est cuit, récupérez le jus de cuisson, versez sur le mélange échalote et vin blanc (devenu presque sec). Ajoutez les morilles, laisser cuire mais pas trop, puis ajoutez la crème fraîche. Rectifiez l'assaisonnement en poivre et sel.

Servez bien chaud. La sauce de ce plat se marie à merveille avec du riz, voire un risotto.




















Oui, c'est flou,et c'est même pas artistique....comme les autres photos de ce billet...















Si on veut obtenir une sauce plus épaisse, on peut ajouter une c. à café de maïzena juste avant de verser le jus de cuisson dans le mélange échalote-vin blanc.





















La sauce, à finir à la petite cuiller...










Imprimer la recette


P.S. Il y a à nouveau plein de jeux qui circulent sur la blogosphère. J'ai été taguée par certaines d'entre vous, merci Virka, merci Patmamy ! Je m'attelle à mes devoirs pour vous répondre au plus vite...

mardi 12 février 2008

Les mantecaos de l'éternelle (?!) jeunesse




Enfant, j’étais chétive. Le médecin avait prédit que je ne dépasserais pas le mètre 45. On me donnait 2 ou 3 ans de moins que mon âge. Alors que je m’apprêtais à rentrer en première S, un gentil voisin de résidence de vacances (qui avait exactement mon âge) m’avait demandé si j’étais en 5e ou en 4e ! 

Heureusement, la prophétie du médecin s’est révélée fausse : avec 20 centimètres de plus que prévu (et sans hormones de croissance) je suis tout à fait dans la moyenne. Et je fais tout pour ne plus ressembler à une petite fille. 

1. J'ai coupé mes très longs cheveux (qui ne sont pas blonds contrairement à ce croit ma mère, pour qui j’ai toujours la couleur de mes 8 ans après un mois au soleil…).

2. J'ai arrêté de m'habiller en 14 ans Petit Bateau (sauf quelques tee-shirts). J'évite les vêtements rose pâle ou bleu layette (heureusement je n'ai jamais vraiment aimé le rose).

3. J'ai cessé depuis longtemps de dormir avec Noisette, mon écureuil en peluche.

4. Je ne suis pas du tout portée sur les nourritures régressives (sauf la crème de marrons), ni sur les accessoires girly.

5. Je suis incapable de mettre le nez dehors sans une touche de rouge à lèvres et un voile de poudre de soleil. J'en mets même pour rester chez moi.
6. J’ai le sourcil soigneusement épilé et le cheveu brushé (le meilleur moyen de me mettre de mauvais poil est de me priver de sèche-cheveux pendant plus de 36h).

7. Je trouve les bijoux, les vrais, les beaux, irrésistibles. Surtout les diamants. Au grand désespoir de J. (qu'il se rassure s'il passe par là, ce n'est pas un appel du pied pour la saint Valentin...)

8. J’ai un début de patte d'oie et quelques cheveux blancs.

9. A mon âge, les espoirs de maternité commencent tout doucement à diminuer.

10. Enfin, je sais être sèche et désagréable comme une vieille bibliothécaire (même sans chignon puisque j'ai les cheveux courts).

Malgré ça, les choses n'ont pas tellement changé. Aux yeux des autres, je reste une gamine qui vient d'entrer dans la vie.

Très jeune pour les collègues, qui me regardent avec la bienveillance qu'on a pour les gosses, pensant que je suis entrée dans la vie active il y a 2 ans, alors que ça fait exactement dix ans.
Trop jeune pour mes chefs. L’argument revient sans cesse. Je rêve d'un jour où je prendrai ma revanche. Sûr que ça viendra (avec l'âge !).

Jeune pour tous ceux que je croise au quotidien, qui m’appellent mademoiselle en présence de l'Homme, et me prennent régulièrement pour sa fille. Mon plus beau souvenir en la matière reste une soirée dans les salons de la Mairie de Paris, il y a quelques années, et la gigantesque gaffe de l’élu de l’époque, un certain Jean T. (pour ceux qui auraient un doute, ce n'est pas par conviction politique que je me suis retrouvée à la table du maire).

Comment leur en vouloir ? Chaque fois que je croise ma silhouette dans un miroir, pour peu que j’aie enfilé un jean et chaussé des Pataugas, j’ai l’impression de voir une ado de 16 ans : une planche au visage rond avec parfois quelques boutons d’acné (pas juvénile, dans mon cas, c’est fichu jusqu’à la ménopause). Si je grossis, j'ai seulement l'air d'une adolescente un peu encombrée de son corps, pas d'une vraie femme.

Pour gagner en poids social, quand je vais bosser ou quand j'ai rendez-vous avec un étudiant de Master 2, je m’habille un peu classe, je prends mon air supérieur (ça m'est très naturel) et je chausse l'une de mes plus belles bagouses.

Et puis j'ai remarqué que le fait de savoir cuisiner était une façon commode de trouver sa place dans le monde des adultes. Donc j'apporte régulièrement les meilleurs brownies du monde à mes collègues, et comme le chef est un véritable chocolatomane, je me fais une réputation d'enfer.

La dernière fois, pour changer des brownies, j'ai eu envie de faire connaître une spécialité bien à moi, ou plutôt, un grand classique familial : les mantecaos. 

Mantecaos de ma famille pied-noir espagnole  




Ce sont des petits sablés très fondants parfumés à la cannelle. Leur consistance, due à l’utilisation de saindoux, est unique. Ne fuyez pas : la graisse de porc ne sent ni le lard fumé, ni le saucisson.

Les mantecaos sont sans doute d’origine espagnole (manteca = saindoux). En Andalousie, on élide beaucoup de consonnes dans les mots, d'où le nom de mantecaos mis pour mantecados. Mais ces petites douceurs sont surtout connues des Pieds-noirs, en particulier des Oranais (beaucoup étaient d’origine ibérique), qui les appellent plutôt montecaos (à cause de l'accent de là-bas). Les Maghrébins ont adopté la recette mais en troquant le saindoux contre de l'huile. Ce n'est pas du tout pareil au niveau du goût... mais chacun ses goûts n'est-ce pas ? Ne tentez pas de les faire avec du beurre ou de la margarine. La texture et le goût n’auront rien à voir. A la rigueur, vous pouvez faire moitié beurre, moitié saindoux. Le saindoux donne un goût unique à ces gâteaux, il est indispensable.


Pour deux douzaines de mini mantecaos

1. Pesez 250g de farine, 125g de saindoux, 125g de sucre en poudre. Mélangez en travaillant du bout des doigts, de façon à obtenir une texture sableuse.

2. Formez de petits boules un peu aplaties sans trop comprimer la pâte que vous disposez sur une plaque à pâtisserie. Saupoudrez chaque boule d’une pincée de cannelle.

3. Enfournez à 150° C pour 10 à 15 minutes en fonction de la taille des boules. Surveillez très attentivement la cuisson. Tout se joue à ce moment-là. Les mantecaos ne doivent pas colorer, tout juste se craqueler sur le dessus. Dès qu’ils sont un peu fissurés, ils sont cuits. Si on attend plus longtemps, ou pire, qu’on les laisse blondir, l’intérieur devient dur comme du béton en refroidissant. Les mantecaos doivent certes être un peu croquants à l’intérieur, mais il ne faut pas qu'on se casse les dents dessus. A l'extérieur, ils sont tellement sableux qu'ils explosent en miettes dès que vous mordez dedans. Difficile de les manger dignement : cela fait partie de leur charme !





P.S : vous trouverez du saindoux soit chez un charcutier, soit dans les grandes surfaces (non loin du beurre et des margarines, ou bien au rayon charcuterie).
 
Ces gâteaux se gardent une dizaine de jours dans une boîte en fer, à l'abri de l'humidité. Mais vous aurez tout mangé bien avant, c'est sûr.

lundi 4 février 2008

Deux soupes de carnaval pour colorer un quotidien bien gris




Il était temps que le mois de janvier se termine.
En janvier, il y a eu au moins 25 jours de ciel gris à Paris, dont 20 de pluie, de gel ou de vent (bon, je n’ai pas compté, mais j’exagère sans doute pas ; peut-être même que je suis en deçà de la réalité). A raison de deux passages sur l’esplanade de la BnF par jour, c’est au moins 40 occasions de se retrouver, comme ma chère voisine de bureau, aux urgences de la Pitié-Salpétrière avec un coccyx fêlé. Si en plus on veut aller prendre l’air à midi, le risque est multiplié par deux. Certains architectes mériteraient d’être enfermés dans les édifices que leur imagination délirante a fait naître.

En janvier, on a mis les bouchées doubles... côté boulot. La cuisine ? Oubliée, ou presque. C’est tout juste si on a pris la peine de se nourrir. On s’est surprise à renoncer au déjeuner, un truc presque impensable en temps ordinaire, tellement le travail a repris le dessus.

En janvier, le compte en banque a fait grise mine. Alimenté le 20 du mois précédent, il a dû faire face aux fêtes, puis... aux soldes. On a beau proclamer un peu partout qu’on n’a pas fait les boutiques, il faut bien admettre que les deux paires de chaussures, plus le petit paletot et la petite veste (chère mais irrésistible) de la boutique de dégriffés près du marché d’Aligre ne sont pas descendus du ciel avec le Père Noël… Mais ne vaut-il pas mieux claquer son fric dans des frivolités plutôt qu’en confier la gestion à certaine banque ?

En janvier, on a mangé de la soupe presque tous les soirs. Parce que c’est bon, facile et rapide à préparer. Qu’on n'a jamais l'impression de manger toujours la même chose. Et même que ça coûte pas cher.

A défaut de couleur dans le ciel et dans la vie quotidienne, on a mis de la couleur dans l’assiette. Des couleurs de carnaval...

Avez-vous déjà vu une soupe bleu indigo, pour changer du beigeasse, du verdâtre et de l’orange (couleur un peu galvaudée ces derniers temps, avec la mode des curcubitacés…)

Ma soupe bleue est faite de chou rouge. Etonnant, non ? Je ne m’attendais pas du tout à ce que la couleur passe aussi franchement du rouge-violacé à l'indigo. En observant le résultat, littéralement fascinée, il m’est revenu à l’esprit que les gens de langue allemande utilisent indifféremment les termes Rotkohl (chou rouge) et Blaukohl (chou bleu) pour désigner ce végétal omniprésent dans leur cuisine.


Soupe au chou rouge, toute bleue




Pour 2 personnes (en plat principal) :
- 500g de chou rouge bien frais
- 3/4 litre de bouillon de légumes bio en tablette
- 1 c. à soupe de sucre
- 2 c. à soupe de vinaigre de vin ou de cidre
- noix de muscade fraîchement râpée (une pincée)
- cumin entier (1/2 c. à café)
- sel, poivre
- 10 cl de crème liquide

Couper le chou rouge en lamelles. Faire blanchir dans une grande marmite d’eau bouillante pendant 5 minutes. Egoutter.

Faire cuire le chou dans du bouillon de légumes, à petit feu et à découvert, jusqu’à ce qu’il soit tendre (environ 30 minutes).

Mixer le tout, ajouter le sucre, le vinaigre, la crème liquide, la noix de muscade, saler et poivrer, rajouter éventuellement un peu d’eau pour obtenir la consistance désirée. Décorer de graines de cumin.

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Moins étonnante côté couleur, mais jolie tout plein et très goûteuse, voici la dernière soupe en date : une soupe « avec des morceaux ». Parce que l’Homme souligne parfois, en voyant débarquer du mixé à chaque dîner, qu’il est encore en âge de mastiquer… Alors, pour le plaisir de l’entendre dire « Hum, j’aime bien aussi avec des morceaux ! », on lui fait cette version polychrome de soupe aux épices à couscous.

Soupe polychrome aux épices à couscous




Toujours pour 2 personnes (voire 3, le pois chiche, ça nourrit ;-)
- 200g de pois chiches au naturel (bio si possible)
- 1 petite patate douce taillée en brunoise (en tout petits dés)
- 200g de pulpe de tomates bio (Monoprix, en bocal)
- 200g de poivrons rouges et verts en brunoise
- 1 oignon taillé en brunoise
- 1 c. à café de ras-el-hanout rouge
- 1 pincée de cumin en poudre
- 1 belle gousse d’ail
- persil et coriandre ciselés (à volonté)
- 1 cube de bouillon de légumes bio

Diluer le cube de bouillon dans 1 litre d’eau, ajouter la pulpe de tomate, l’oignon et l’ail, porter à ébullition, laisser cuire 5 minutes.

Ajouter les épices, les poivrons, la patate douce en cubes et laisser cuire encore 5 minutes, ajouter les pois chiches et laisser mijoter jusqu’à ce que les légumes soient tendres mais pas en purée.

Rectifier l’assaisonnement en sel si nécessaire, garnir d’herbes ciselées et servir avec du pain de campagne grillé et un filet d’huile d’olive.

Variante un peu plus riche et goûteuse : remplacez le bouillon de légumes par un bouillon d’agneau (si vous avez fait un couscous par exemple, filtrez le bouillon restant, dégraissez-le un peu et utilisez-le comme base de la soupe).